jeudi 25 octobre 2007

Louis VIII Le Lion (1223-1226)


Louis VIII de France dit le Lion, né le 5 septembre 1187 à Paris, mort le 8 novembre 1226 à Montpensier (Auvergne), fut roi de France de 1223 à 1226, huitième de la dynastie dite des Capétiens directs.


Il était le fils de Philippe II (1165-1223), dit Philippe Auguste et d'Isabelle de Hainaut (1170-1190). Le court règne de Louis VIII fut cependant marqué par deux brillantes campagnes : l’une contre les Anglais en Guyenne, l’autre contre Raymond VI de Toulouse.


Surnommé « Cœur de Lion » ou « le Lion », pour ne pas concurrencer Richard, c'est pendant le règne de son père que Louis obtint sa renommée : il remporta sur Jean sans Terre la victoire de La Roche-aux Moines en 1214. Les barons anglais révoltés contre Jean sans Terre promirent alors à Louis VIII de lui donner la couronne d'Angleterre. Ce dernier, en 1216, débarqua alors sur les côtes anglaises. Le 21 mai il fut couronné roi d'Angleterre à Londres. Mais Jean sans Terre mourut entre temps. Et les barons anglais, plutôt que d'avoir à faire à un prince énergique comme Louis qui risquait de les entraver, décidèrent de se prononcer en faveur du fils de Jean sans Terre: Henri III. Louis VIII, battu à Lincoln en mai 1217, dut renoncer à ses prétentions lors du traité de Lambeth signé le 11 septembre 1217 (il obtint en contrepartie une forte somme d'argent).
Par la suite, Louis VIII prétexta que la cour d’Angleterre n’avait toujours pas exécuté toutes les conditions du traité de 1217. Alors, le roi de France, profitant de la minorité de Henri III, décida de s’emparer des dernières possessions anglaises en France. L’Aquitaine fut reprise, les villes de cette région tombant les unes après les autres (le Poitou, la Saintonge, le Périgord, l'Angoumois et une partie du Bordelais.). Louis VIII s’empara de tout ce territoire, jusqu’à la Garonne, au cours d’une campagne rapide. Henri III ne possédait plus en France que Bordeaux et la Gascogne, qui ne furent pas attaquées.


A cette époque, le sud de la France était agité, suite aux opérations menées contre les hérétiques cathares.
En 1218, Amaury VI de Montfort, fils de Simon IV de Montfort, avait hérité du comté du Languedoc. Cependant, ce dernier préféra quitter le midi, acceptant de céder ses droits sur le Languedoc au roi de France (en échange de la dignité de connétable, première après la couronne).
Raymond VII, comte de Toulouse, était toujours soupçonné par l'Église d'abriter des Cathares sur ses terres. Un concile fut donc tenu à Bourges, en 1225, où il fut déclaré que détruire l’hérésie était une nécessité et qu'une nouvelle croisade contre les Cathares était indispensable (Louis VIII fut donc choisi pour diriger l'expédition).
Au fêtes de paques de l’an 1226, des milliers de chevaliers (les chroniqueurs de l’époque donnent le chiffre de 50 000 qui semble exagéré) se trouvèrent à Bourges aux côtés du roi. Cette armée se dirigea vers la vallée du Rhône, et à son approche, les seigneurs et les villes se hâtèrent de faire leur soumission au roi de France. La ville d'Avignon, qui appartenait à Raymond VII, refusa cependant d’ouvrir ses portes. L’on mit alors le siège devant la place forte qui était considérée alors comme la clef du Languedoc. Au bout de trois mois, la ville fut prise, et aussitôt Nîmes, Castres, Carcassonne, Albi se rendirent à Louis VIII.
Raymond VII, quant à lui, s’était enfermé dans Toulouse. Les croisés, frappés par les maladies hivernales, décidèrent d'ajourner le siège de la ville. Louis VIII, quant à lui, succomba à la dysenterie, en novembre 1226 (Toulouse ne tomba qu'en 1228).


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