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Louis X de France, dit Louis le Hutin (c'est-à-dire le Querelleur), né le 4 octobre 1289 à Paris, mort le 5 juin 1316 à Vincennes, fut roi de Navarre de 1305 à 1316 (sous le nom de Louis Ier) et roi de France de 1314 à 1316 (sous le nom de Louis X), douzième de la dynastie dite des Capétiens directs.
Fils du roi de France Philippe IV le Bel et de la reine de Navarre Jeanne Ire.
En 1305, il épousa en premières noces Marguerite de Bourgogne (1290-1315), capétienne comme lui, fille de Robert II (1248-1306), duc de Bourgogne, et d'Agnès de France (1260-1325). Convaincue d'adultère avec la complicité de ses belles-sœurs (scandale de la Tour de Nesle), Marguerite fut condamnée à l'enfermement à Château-Gaillard, et la rumeur voudrait qu'elle y ait été étouffée, ou étranglée, à l'instigation de son royal époux.
De cette union est issue la future Jeanne II (1311-1349), reine de Navarre de 1328 à 1349.
En 1315, Louis X épousa en secondes noces Clémence de Hongrie (1293-1328), elle aussi capétienne, fille de Charles d'Anjou (1271-1295), dit Charles-Martel de Hongrie, roi titulaire de Hongrie, et de Clémence de Habsbourg (v. 1262-apr. 1293).
De cette union est issu un unique enfant, posthume de plusieurs mois, et qui ne vivra que quelques jours :
Jean Ier, dit Jean le Posthume (1316-1316), roi de France et roi de Navarre.
La question d'une éventuelle légitimité de la princesse Jeanne, issue de la première union, à la succession au trône de France se posa à la noblesse française. En effet, l'absence d'héritier mâle direct ne s'était encore jamais produite. C'est ce que l'on a appelé le miracle capétien. La succession à la couronne française était préalablement élective mais s'était faite peu à peu par l'usage. La noblesse française préféra (loi salique) offrir le trône au frère de Louis X, Philippe V le Long, qui était déjà régent depuis la mort de Louis X.
Cet épisode de l'Histoire de France a donné lieu à une interprétation romancée donnée par Maurice Druon dans Les Rois maudits.
Il eut également une fille illégitime prénommée Eudeline, religieuse au couvent du faubourg St Marcel, puis abbesse (1305+1380) qu'il eut de sa maîtresse une lingère nommée Eudeline.
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